Me contacter
Pour me contacter, rien de mieux qu'un bon (pas si) vieux mail à contact arobase l'adresse de ce site (à savoir economie-organique.fr).
Elle n'est pas écrite directement pour éviter les spams et avoir moins de travail de tri.
Et puis ça fait de ce contact une démarche réelle qui nécessite un (tout) petit effort. J'aime le principe.
Sinon, tu peux aller sur les réseaux:
Des infos à propos de moi
Moi c'est Gus ! Je vais te parler un peu de moi, pour que tu comprennes comment je peux proposer un nouveau système économique sans être économiste.
D'ailleurs je suis convaincu que cette proposition ne pouvait pas émerger d'un cerveau d'économiste, naturellement contraint par sa formation.
L'informatique
J'ai fait quelques détours dans mes études notamment parce que j'avais le luxe de pouvoir hésiter. Mais surtout parce qu'en pratique, tout me plait ! J'ai toujours été impressionné par ces gens qui s'énamourachent d'un sujet bien précis et en deviennent une éminence sans jamais voir faillir leur passion. C'est quelque chose qui m'épate car j'en suis incapable.
Ainsi, si je devais me résumer en une phrase : je suis troisième en presque tout. Jamais premier, mais jamais trop mauvais non plus. J'ai longtemps vécu ça comme un handicap puis, finalement, comme une force.
Bref, après tours et détours, je part dans le monde (pas si) mystérieux des ordinateurs.
J'avais du retard en entrant directement en 3ème année (par le biais des équivalences), donc j'ai bossé comme un fou et suis arrivé deuxième de promo (comme toujours, la première place ne me sied guère).
Puis je suis entré dans le monde du travail en tant que développeur. Dans ce domaine en tension, j'avais le choix des entreprises, alors j'ai bougé un peu pour trouver ce qui m'allait le mieux et je me suis retrouvé au pôle informatique d'une entreprise internationale.
Le goût du jeu
C'est super facile de se passionner pour les métiers de l'informatiques : on gagne (très) bien sa vie, on a des horaires de bureau, l'ambiance est (généralement) joviale et puis ce n'est pas un boulot trop physique, sauf quand il y a une table de ping pong. Donc, quand on est jeune, on y va à fond.
Puis, comme beaucoup d'informaticiens, je me suis rendu compte d'une réalité surprenante : L'informatique n'est qu'un jouet.
Je sais que tout le monde s'en sert aujourd'hui et que beaucoup sont convaincus que ça fait gagner du temps et tout ça. Mais en pratique, l'informatique n'est qu'un jouet qui n'apporte rien à l'humanité.
Boum !
Donc, tant que ça reste un jouet, ça me va bien. Mais à partir du moment où ça devient central dans tous les pans de la société, le jeu s'égare.
J'ai donc décidé, en transition tranquiloute, de commencer à faire de l'écologie.
La mauvaise écologie
Quand on a commencé les vidéos Les Hommes Propres avec Pitt, c'est simplement parce qu'un soir je n'arrivais pas à dormir, que j'ai écrit un script qui me trottait dans la tête, que je lui ai envoyé et qu'il a dit "allez, on tourne samedi !".
Donc, comme tout le monde, j'ai fait de l'écologie un peu bancale. Je dis "bancale" parce qu'en fait, la raison n°1 de faire de l'écologie, pour la plupart comme pour moi, c'est la peur. Or, la peur est le pire argument pour prendre une décision.
La peur nous fait nous battre ou nous enfuir, deux réactions assez basiques, donc peu constructives. La peur ne nous fait pas construire. La peur ne crée pas de liens, mais au contraire les défait.
Bref, l'écologie, c'est souvent de la peur. Une peur entièrement justifiée et tout à fait compréhensible. Mais même cohérente, la peur n'est pas faite pour créer une vision à long terme.
Je dis tout ça aujourd'hui, mais je n'avais pas le même discours à l'époque. Car, vois-tu : à 25 ans, on pense qu'on a tout compris ; à 30 ans, on sais qu'on n'a rien compris ; et à 35 ans, on réalise que personne ne comprend rien.
Ainsi, à l'époque ai-je parlé, avec mon acolyte, des petits gestes écolos qui permettaient de limiter son impact sur l'environnement tout en faisant de substantielles économies. C'était chou, au moins.
En parallèle, professionnellement, j'avais suivi les conseils des bouquins à la mode à ce moment-là, ceux sur "trouvez votre job de sens". J'ai donc lentement migré de l'informatique vers la communication pour le développement durable.
Quelle tâche ! Mais bon, il faut bien que jeunesse se passe.
En tout cas, on s'est bien marrés. On a fait de notre mieux, en pensant nous investir pour une cause plus grande que nous. Mais, souhaitant être subversifs, nous étions en réalité en train de faire comme tout le monde.
Et rien de tout ça ne m'a finalement eut l'air d'une quelconque écologie.
La révélation
Pendant tout ce temps, une reflexion nait lentement dans mon esprit. Et c'est en voyant la très qualitative vidéo d'Usul sur Bernard Friot et sa proposition de salaire à vie que ma pensée se tranforme. Petit à petit, je réalise que tous les défauts de nos sociétés sont inhérants au format capitaliste de notre économie ; et tant que nous n'aurons pas modifié cette base fondamentale, il n'y aura ni équité, ni partage, ni écologie, ni politique juste.
Voilà alors mon nouveau chemin.
J'ai compulsé le travail de Bernard Friot, en pensant que c'était la solution que j'attendais. Et je peux te dire qu'il faut être motivé, car la manière d'écrire de ce grand bonhomme est très "académique", c'est-à-dire qu'une phrase peut durer une ou deux pages entière, pas de problème ! Mais quelque chose me chifonne tout de même. Une sorte d'incomplétude et, surtout, une impossibilité de mise en pratique. Alors je lis et je réfléchis.
Un jour, j'ouïe d'un concept amusant : payer en radis. Si mes souvenirs sont justes, c'était en réalité une monnaie locale appelée radis, mais je n'en ai pas retrouvé la trace. L'idée germe et grossit, telle un légume racine, et je suis vite convaincu qu'il y a là une piste.
Cependant, une limite m'apparait : si nous faisons pousser chacuns nos radis pour nous en servir comme monnaie, il y aura une réduction de valeur des radis au fur et à mesure de leur vieillesse. Cela impliquerait d'office un modèle de triche. Or, s'il y a triche possible, il faut du contrôle. Sauf que le contrôle implique des controleurs, supérieurs aux controllés, ainsi que des sanctions. Bref, ça ne fonctionne pas !
Et, une nuit d'insomnie, l'idée avance d'une étape : la monnaie à usage unique. Cela semble parfait ! Et quelques veilles supplémentaires permettront de faire émerger les deux notions qui lui sont corolaires : la création monétaire citoyenne et, surtout, l'expérience économique.
Enfin, il me faudra un moyen de permettre le fonctionnement des entreprises : ce sera la monnaie d'investissement, qui arrivera bien plus tard. Cette dernière fonctionalité cloturera les fondements de cette nouvelle théorie économique, qui se focalisera d'abord sur une approche monétaire que je nommais le Guzi, puis prendra une forme plus complète et générale qui se nommera finalement l'économie organique telle que je la décris sur ce site.
Le maléfice du doute
Mais qui suis-je pour proposer une telle idée saugrenue de l'économie nouvelle ? Hein ? C'est la question que je me pose presque tous les jours depuis plus de dix ans.
Néanmoins, travaillant à l'envers, j'ai décidé de faire un état de l'art. J'ai commencé à lire toutes les propositions d'alternatives économiques que j'ai pu trouver.
Gilles Raveaud, Thomas Piqueti, Alain Grandjean, Nicolas Dufrêne, tous ceux-là sont de "vrais" économistes et proposent des lectures dont les titres paraissent révolutionnaires. Mais après moult lectures, rien de bien nouveau sous le soleil.
J'ai donc continué mes recherches vers les modèles alternatifs : les monnaies locales, les cryptos, les systèmes d'échanges locaux, même la monnaie libre. Mais, encore une fois, chou blanc.
J'ai ensuite tenté de contacter ces fameux économistes et d'autres pour avoir un peu leur retour. L'idée était surtout d'avoir une réponse du style "mais non, bonhomme, t'as tout faux parce que t'as rien compris et que t'es passé à côté de quelque chose". Mais en pratique, quand on est un blanc bec sans palmarès, on reçoit surtout une silencieuse absence de réponse.
C'est Serge Latouche, un grand penseur de l'économie de la décroissance, qui fut le seul à répondre à mes requêtes. Il a lu avec beaucoup de bienveillance mes écrits sur l'économie organique et m'a parlé du socialisme distributif de Jacques Duboin, présenté par Jean-Paul Lambert. C'est ce que j'ai trouvé de plus proche, ou plutôt de moins éloigné, de l'économie organique.
Tout ça pour dire qu'il semble bien que cette dernière soit réellement nouvelle, tout en restant un outil extrêmement simple.
Un approfondissement de la pensée
En paralèlle de tout ça, je découvre le journal mensuel de La décroissance et, de fil en aiguille, je découvre des auteurs tels que Noam Chomsky, Bernard Charboneaux et surtout Ivan Illich (le fameux). Je me construit doucement une pensée plus profonde, approche des évènement basée sur une réflexion fondamentale plutôt que sur des arguments mathématiques et statistiques.
Je suis certainement encore loin du compte, mais j'ai déjà la sensation d'être dans le vrai, du moins pas dans le flou.
Et donc me voilà aujourd'hui, sur ce site internet, pour te parler de l'économie organique. Car je pense bel et bien qu'elle est le seul chemin possible vers un monde plus joyeux, plus écologique et plus juste.
En tout cas, j'ai cherché mais n'ai rien trouvé mieux.